Les entreprises sont en perpétuelle recherche de profils rares et talentueux qui pourraient intégrer leur équipe. Pour cela, elles s’en remettent à des professionnels compétents, spécialisés en la matière. Le chasseur de têtes recrute les gens pour leur proposer un poste souvent prestigieux. Comment en vient-on à exercer ce métier ? Voici le détail du parcours, des qualités requises jusqu’à la formation professionnelle.

Qu’est ce qu’un chasseur de têtes ?

Le chasseur de têtes, appelé également consultant en recrutement, travaille en collaboration avec des entreprises. Il se met en quête de trouver pour elles des profils de personnes rares dont elles pourraient avoir besoin. Souvent, ces personnes sont déjà en poste. Le chasseur de têtes doit donc avancer avec prudence et savoir se manifester au bon moment, avec les bons arguments. C’est un négociateur, qui sait notamment manier l’art de la parole pour convaincre ces talents que l’offre professionnelle qu’il leur propose est à ne pas manquer. Un consultant en recrutement recherche souvent des personnes haut placées comme des cadres ou des directeurs. Pour en arriver à exercer ce métier, il a pu évoluer par ses propres moyens, intégrer un centre de formation spécialisé ou une école de commerce. Les voies sont multiples pour devenir chasseur de têtes. Le chasseur de têtes connaît tous les rouages du marché de l’emploi et s’adapte aux requêtes de ses demandeurs. Son métier a également évolué avec l’arrivée d’Internet. Désormais, il observe les talents à approcher, analyse leurs expériences professionnelles, leurs aspirations, leurs compétences…

Le chasseur de têtes non diplômé

Il est possible de devenir chasseur de têtes sans avoir un diplôme particulier. Ce n’est pas la situation la plus courante, mais il sera toujours conseillé d’avoir un maximum de bagages pour sa propre sécurité et pour évoluer sereinement. Pour autant, certains professionnels de recrutement sont amenés à exercer ce métier par un simple concours de circonstances. Des opportunités se sont présentées à eux et ils ont su les saisir. Une personne qui est présente dans une entreprise spécialisée dans les conseils juridiques depuis de nombreuses années devient en quelque sorte incollable dans son domaine. De ce fait, si elle a les qualités requises pour devenir un bon chasseur de têtes, cette personne peut exercer ce métier. Elle devient experte en recrutement dans le domaine du juridique. Ainsi, elle est en charge de trouver les prochaines têtes, sur LinkedIn par exemple, qui pourraient intégrer l’entreprise. Un consultant en recrutement doit connaître les spécificités de son secteur sur le bout des doigts. Il saura se démarquer par sa capacité à négocier et à construire un bon relationnel avec ses talents.

Le chasseur de têtes et ses études

Après avoir obtenu son baccalauréat, il est possible de choisir la voie classique et de suivre des études supérieures de ressources humaines. La plupart du temps, les écoles de commerce forment de futurs consultants en recrutement. Les organismes de formation tels que Toulouse Business School ou l’Institut d’économie scientifique et de gestion (l’IESEG) de Lille sont réputés pour la qualité de leurs enseignements. Un jeune diplômé intègre une de ces écoles privées et peut suivre une formation qui ne mène pas forcément directement au métier de chasseur de têtes. Il peut suivre un master en ressources humaines pour espérer devenir responsable de formation ou directeur des ressources humaines. C’est ensuite que l’opportunité de devenir consultant en recrutement peut s’offrir à lui, au fil de ses rencontres et de ses expériences. La majorité des chasseurs de têtes sortent ainsi des écoles de commerce et se lancent à leur compte en tant que recruteur indépendant ou décident d’intégrer un cabinet. Un consultant en recrutement indépendant est libre de ses choix, mais cela dépendra de la qualité de son réseau professionnel qu’il devra entretenir avec soin.

Le terrain de chasse de ce recruteur hors pair

Le terrain de chasse du recruteur de nouveaux talents est vaste. Il l’est d’autant plus qu’il dispose d’informations qu’il peut trouver facilement en ligne. Internet, et plus précisément les réseaux sociaux, sont de précieux outils dont il pourrait difficilement se passer aujourd’hui. Le chasseur de têtes doit savoir s’organiser et où chercher. Il doit utiliser tous les outils numériques en lien avec ses recherches afin de réaliser son sourcing. En fonction des besoins d’une entreprise, le chasseur de têtes établit le profil qu’il doit traquer. Une certification, une compétence, une qualité, une qualification professionnelle, sont autant d’éléments à prendre en compte dans ses recherches. Vient ensuite l’approche, où ses talents de persuasion sont à démontrer. Le talent doit se sentir désiré, flatté. Il doit comprendre que son projet professionnel va évoluer s’il fait confiance à ce chasseur de têtes. Le recruteur peut aussi utiliser des logiciels de recrutement pour avoir un véritable carnet numérique dans lequel sont regroupés les candidats.