De nombreuses personnes pensent que l’inégalité des droits entre les sexes est un sujet dépassé, mais rien n’est moins vrai. Vous pouvez encore observer une culture et une société qui favorisent les hommes au détriment des femmes. Malgré les progrès du mouvement féministe, le machisme continue à être défendu et à se manifester dans de nombreux contextes. Dans cet article, vous traiterez spécifiquement du leadership et de la discrimination à l’égard des femmes qui l’accompagnent.

L’une des preuves les plus notables de l’existence d’un machisme bien ancré dans la culture est la faible présence des femmes au poste de pouvoir. Traditionnellement, le leadership a toujours été associé à l’univers masculin. Bien que vous soyez de plus en plus habitués à voir des femmes à des postes à responsabilités, le pourcentage de femmes dirigeantes est encore très faible. Si vous parlez des postes de direction dans les grandes entreprises italiennes, les femmes atteignent à peine 10%. C’est pourquoi il est encore juste de parler de la discrimination féminine.

Leadership, différences entre les hommes et les femmes

Au cours des dernières décennies, de nombreuses études ont été menées pour tenter de trouver une relation entre le leadership et la discrimination féminine. L’une des premières hypothèses concerne les différences éventuelles entre les hommes et les femmes en matière de leadership et la question de savoir si elles sont à l’origine de la faible présence des femmes au poste de responsabilité et de pouvoir.

Ils ont mené une recherche en réalisant pas moins de 162 études sur le leadership. Dans cette analyse, ils se sont concentrés sur les différents comportements des hommes et des femmes en position de pouvoir. Les résultats ont montré qu’il existait effectivement des différences entre les sexes, dont certaines sont assez évidentes.

Les hommes ont tendance à être plus autoritaires, agressifs et très axés sur les tâches. Les femmes dirigent avec un style plus participatif et démocratique axé sur le bien-être des relations. Ces deux styles sont étroitement associés aux stéréotypes de genre qui existent dans la culture d’aujourd’hui.

Grâce à cette analyse, une première relation entre le leadership et la discrimination féminine est révélée. Comme on le sait, les leaders qui ne sont pas autoritaires, qui sont participatifs et qui se soucient de l’harmonie des relations interpersonnelles, sont beaucoup plus efficaces que ceux qui ne le sont pas.

Mais alors : comment se fait-il que, malgré toutes les qualités d’un bon leader, les femmes n’occupent pas davantage de postes de pouvoir et de direction ?

Les effets de la discrimination féminine

Ensuite, vous aborderez deux effets déclenchés par le machisme qui empêchent les femmes d’accéder à des postes de direction. Il est important de comprendre que, bien qu’il n’existe pas d’inégalité spécifique entre les sexes, le machisme est ancré dans votre culture, même au niveau de l’éducation. Cela a également des répercussions sur le lieu de travail.

L’effet du plafond de verre

Également connu sous le nom d’effet de plafond de verre, il désigne l’existence d’une barrière invisible qui empêche les femmes d’accéder à des postes de direction ou d’encadrement. L’existence et l’influence des stéréotypes de genre sont la principale explication et justification de ce plafond transparent mais insurmontable.

N’oubliez pas que la figure du leader n’a pas seulement une valeur individuelle : sans les subordonnés, aucun leader ne pourrait exister. En raison des préjugés à l’égard des femmes, il est courant de rejeter leur légitimité en tant que dirigeantes. En outre, il existe une forte tendance à associer les postes à responsabilités au sexe masculin. Des auteurs tels que Schein ont inventé le terme « think manager-think mâle » pour désigner ce phénomène.

Un effet intéressant associé au plafond en cristal est le plafond en béton. Cette dernière fait référence à des situations dans lesquelles c’est la femme elle-même qui se limite par rapport à un éventuel poste de responsabilité. Cela se produit également à cause du machisme implicite des stéréotypes de genre qui pousse l’anxiété à abandonner le rôle établi par la société (celui de mère, d’épouse…).

L’effet du précipice à cristaux

Les femmes doivent surmonter de nombreuses difficultés avant d’obtenir des postes à responsabilités, ce qui, comme vous l’avez vu, montre une relation claire entre leadership et discrimination féminine. Mais que se passe-t-il lorsqu’une femme accède à un poste de direction ? L’effet du précipice de cristal apparaît.

Lorsque les femmes obtiennent des postes de direction, ceux-ci ont tendance à être plus précaires et sont associés à une plus grande probabilité d’échec et de critique que les hommes. Il semble que la mauvaise pensée du manager cesse d’avoir un effet lorsque la position de leader est associée à une situation critique.

Lorsque vous voulez occuper un poste à responsabilités avec une forte probabilité d’échec, vous cherchez généralement une femme. Cela vous amène à une autre association intéressante, celle qui consiste à penser crise, penser femme. Les principales hypothèses concernant cette tendance parlent d’une meilleure gestion des situations critiques par les femmes, mais aussi d’une manipulation masculine pour augmenter l’échec des femmes dans les postes de direction.

En conclusion, il est important de réaliser que l’inégalité entre les sexes est encore très présente dans notre culture et votre société. Les seuls outils pour la combattre sont la recherche et la prise de conscience critique de tous les aspects sociaux, culturels et éducatifs qui favorisent cette relation injuste et dangereuse entre leadership et discrimination féminine.